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Fegafoot : Pour Landry Nkeyi, le report ne change rien, le choix des délégués reste intact !

© D.R./SPORT241Fegafoot : Pour Landry Nkeyi, le report ne change rien, le choix des délégués reste intact !
Fegafoot : Pour Landry Nkeyi, le report ne change rien, le choix des délégués reste intact !

La suspension du processus électoral à la FEGAFOOT par le gouvernement, à travers le ministre des Sports, le 13 avril dernier, a pu donner l’impression d’un coup d’arrêt décisif. Pourtant, au-delà de l’effet d’annonce, ce report administratif ne bouleverse en rien les équilibres de fond ni les positions déjà arrêtées par les principaux acteurs du scrutin.

À travers une interview accordée à nos confrères d’AFC Sport, Landry Nkeyi apporte une lecture lucide de la situation. Son propos est sans équivoque : « pour moi ça ne change rien, je sais pour qui je vais apporter mon soutien ».
Une déclaration qui, loin d’être isolée, reflète l’état d’esprit d’une large partie des délégués appelés à voter.

LE CŒUR DU PROCESSUS : LES DÉLÉGUÉS, SEULS DÉCIDEURS
Une réalité demeure immuable : ce sont les délégués qui votent. Ni les débats publics, ni les pressions extérieures, ni même un report du calendrier électoral ne remettent en cause ce principe fondamental. Dans ce contexte, les intentions de vote arrêtées avant la suspension restent, pour l’essentiel, inchangées.
Les six mois de régulation administrative apparaissent ainsi comme un temps suspendu, sans véritable impact sur des convictions déjà forgées en amont.

UNE MAJORITÉ STRUCTURÉE ET SOLIDAIRE
L’un des éléments clés de cette séquence réside dans le positionnement du collectif des clubs. Composé majoritairement des 12 clubs de première division ; à l’exception de l’Association Omnisport Centre Mberi Sportif (AO.CMS) et de l’Union Sportive d’Oyem (USO) ; ce regroupement incarne une majorité écrasante du collège électoral.
Loin d’être circonstanciel, ce collectif s’est construit sur une logique stratégique, en se positionnant clairement derrière un projet et une candidature : celle de Pierre Alain Mounguengui (PAM).
Malgré les remous, les démentis isolés ou les tentatives d’amalgame avec d’autres structures comme l’Association des Clubs Professionnels (ACP), une constante demeure : le bloc reste uni. Le report n’a en rien entamé cette cohésion.

UN CHOIX FONDÉ SUR UN PROJET
Ce soutien ne relève pas uniquement d’un calcul politique. Il s’appuie sur un projet que les clubs jugent en adéquation avec leurs réalités. Comme le souligne Landry Nkeyi, les axes défendus par PAM répondent à des préoccupations concrètes : restructuration des clubs, réorganisation des championnats (D2, D3, D4), développement du football féminin, accompagnement des clubs élites. Autant de leviers qui expliquent une adhésion structurée et assumée.

LES POLÉMIQUES RELÉGUÉES AU SECOND PLAN
Face aux critiques et aux sorties médiatiques de certains acteurs, notamment des clubs non membres du collectif, Landry Nkeyi choisit la hauteur. Il évoque même un « non-événement ».
Pour lui, ces prises de position ne remettent pas en cause la légitimité des présidents de clubs ayant fait un choix clair. Dans un environnement souvent marqué par les tensions, il appelle au respect et refuse d’alimenter des querelles qu’il juge éloignées des véritables enjeux du football.

UN REPORT SANS IMPACT POLITIQUE RÉEL
Au final, le report du processus électoral apparaît davantage comme une pause administrative que comme un véritable tournant politique.
Les lignes sont déjà tracées : les délégués savent pour qui ils voteront, le collectif majoritaire reste solidaire et le projet soutenu est clairement identifié.
Autrement dit, si le calendrier est suspendu, le rapport de forces, lui, ne bouge pas.

UNE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE FACE À LA CRISE
Au-delà des positionnements, Landry Nkeyi élargit le débat. Il rappelle que la crise du football gabonais est une responsabilité partagée : dirigeants de clubs, membres fédéraux, autorités publiques… chacun porte une part du bilan.
Dans ce contexte, le soutien à un candidat traduit aussi une volonté d’évolution. Malgré les critiques formulées à l’égard de ses précédents mandats, PAM a reconnu des insuffisances et promis des ajustements ; un élément qui semble avoir pesé dans le choix du collectif.

LE TEMPS N’EFFACE PAS LES CHOIX
Ce que révèle cette séquence est, au fond, assez limpide : le temps administratif ne reconfigure pas les équilibres déjà établis. Le report ne change rien, parce que l’essentiel s’est joué en amont ; dans les concertations entre clubs, dans l’analyse des projets et dans la construction d’une majorité solide.
À ce niveau, un fait interpelle : l’adhésion massive autour d’une candidature contraste avec la difficulté, pour d’autres prétendants déclarés, à susciter un élan comparable.

En filigrane, se dessine une réalité que peu assument publiquement : l’absence de parrainage significatif, y compris en dehors du collectif majoritaire, semble traduire un déficit de lisibilité ou de crédibilité des projets portés par certains candidats. Plus révélateur encore, même les clubs restés en marge du collectif n’ont pas, pour certains profils, manifesté un soutien clair.

Le moment venu, sauf retournement majeur, ce sont donc ces mêmes convictions, déjà arrêtées, qui s’exprimeront dans les urnes.


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