Cette rencontre de trois jours constituera l’un des principaux événements institutionnels de la CAF en 2026. Elle réunira les présidents des fédérations nationales, les responsables des Unions zonales et les membres du Comité exécutif de l’instance continentale. Les sélectionneurs des équipes nationales masculines, féminines et de jeunes participeront également aux travaux. Plusieurs experts internationaux apporteront leur contribution aux différentes réflexions.
Deux grands axes au programme
La conférence reposera principalement sur le développement et la durabilité du football en Afrique. Les participants devront identifier les moyens permettant aux fédérations de mieux structurer leurs compétitions, leurs programmes de formation et leurs mécanismes de financement. La CAF souhaite renforcer l’autonomie de ses Associations membres tout en améliorant le niveau de ses compétitions. Les échanges devront déboucher sur des orientations applicables à l’ensemble du continent.
Le deuxième axe portera sur les performances des dix sélections africaines engagées lors de la Coupe du monde 2026. Neuf d’entre elles avaient réussi à atteindre la phase à élimination directe, établissant un nouveau record pour le continent. Les techniciens analyseront les facteurs ayant contribué à ces résultats ainsi que les insuffisances encore observées. L’objectif affiché est de permettre à l’Afrique de franchir un nouveau palier lors du Mondial 2030.
Les sélectionneurs au cœur des réflexions
Les entraîneurs des dix représentants africains au Mondial 2026 occuperont une place importante dans les discussions. Ils seront accompagnés de techniciens issus des 44 autres Associations membres de la CAF. Les sélectionneurs des équipes féminines qualifiées pour la Coupe du monde 2027 et ceux des sélections africaines engagées au Mondial U17 sont aussi conviés. Cette diversité doit permettre d’aborder la formation des joueurs et des entraîneurs sur l’ensemble de la pyramide.
La progression des techniciens africains figurera également parmi les sujets étudiés. Six des dix représentants du continent au Mondial 2026 étaient dirigés par des sélectionneurs africains, contre un seul lors de l’édition 2010. Cette évolution témoigne de la confiance croissante accordée aux compétences locales. La CAF veut désormais transformer cette dynamique en politique durable de formation et de valorisation des entraîneurs du continent.
Infantino et Wenger annoncés à Sal
Gianni Infantino devrait prendre part aux échanges aux côtés de Patrice Motsepe et des dirigeants des 54 fédérations africaines. Le groupe d’étude technique de la FIFA, conduit par l’ancien entraîneur d’Arsenal Arsène Wenger, est également annoncé. Son expertise sera notamment sollicitée pour analyser les performances enregistrées lors de la Coupe du monde 2026. Les enseignements des précédentes compétitions organisées par la CAF compléteront cette évaluation.
La rencontre devra aller au-delà d’un simple bilan technique. Les participants seront appelés à proposer des actions concrètes concernant la compétitivité des sélections, la formation, les infrastructures et la gouvernance. Les discussions porteront également sur la préparation à long terme des équipes nationales. La CAF entend ainsi poser les bases d’un écosystème footballistique plus solide et durable.
Le Gabon directement concerné
Comme les 53 autres Associations membres, la Fédération gabonaise de football est concernée par cette conférence stratégique. Les responsables et techniciens gabonais pourront s’appuyer sur les conclusions des travaux pour renforcer la formation, l’encadrement des sélections et le développement du football local. Le partage d’expériences avec les fédérations ayant réussi au Mondial 2026 représente une occasion d’identifier des méthodes adaptées aux réalités du Gabon. Les recommandations attendues pourraient également accompagner la restructuration des différentes catégories des Panthères.
Le choix du Cap-Vert comme pays hôte n’est pas anodin. La CAF souhaite valoriser le parcours réalisé par cette nation lors de la Coupe du monde 2026 et les progrès enregistrés par son football. Pendant trois jours, l’île de Sal deviendra ainsi le centre de décision du football africain. La conférence devra surtout transformer les enseignements du Mondial en une stratégie capable de produire des résultats durables à l’horizon 2030.
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